PER retraite

Préparer sa retraite avec le PER

Le plan d’épargne retraite (PER) permet de se constituer un complément de revenus pour la retraite tout en déduisant, sous conditions, ses versements du revenu imposable. Courtier en assurance à Rouen, nous vous disons, après étude de votre situation, si le PER a sa place dans votre stratégie et avec quelles limites ; le choix du contrat vient ensuite. Information à caractère général : chaque situation fait l’objet d’une étude.

Courtier en assurance ORIAS n° 24008510 Adhérent CNCGP

Sommaire
  1. Comprendre
  2. Fiscalité à l’entrée
  3. Disponibilité
  4. À la retraite
  5. Les supports
  6. Pour qui
  7. Contrats existants
  8. Questions fréquentes
  9. Être rappelé
  10. Premier échange

Comprendre

Comment fonctionne le PER individuel

Des versements pendant la vie active, une épargne disponible à la retraite, un cadre fiscal à comprendre à l’entrée comme à la sortie.

Le PER individuel est ouvert à toute personne majeure, quel que soit son statut professionnel. Vous l’alimentez par des versements libres ou programmés, et vous pouvez y transférer l’épargne d’anciens contrats retraite. Chaque versement volontaire peut, à votre choix, être déduit de votre revenu imposable ou ne pas l’être : ce choix détermine la fiscalité de la sortie.

L’épargne est répartie entre un fonds en euros et des unités de compte, le plus souvent selon une gestion pilotée à horizon qui adapte la répartition à mesure que la retraite approche. Les unités de compte présentent un risque de perte en capital : leur valeur peut varier à la hausse comme à la baisse.

L’épargne est en principe indisponible jusqu’à la retraite, hors cas de déblocage anticipé prévus par la loi. À la retraite, vous choisissez une sortie en capital, en rente viagère, ou une combinaison des deux.

Le PER assurantiel est un contrat d’assurance souscrit auprès d’un assureur. Notre conseil vient avant : il dit si le PER a sa place dans votre situation et, si oui, quel contrat nous retenons parmi nos assureurs partenaires.

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Fiscalité à l’entrée

La déduction fiscale des versements

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Les versements volontaires sont déduits de votre revenu imposable, dans la limite d’un plafond annuel égal à 10 % de vos revenus professionnels de l’année précédente, retenus dans la limite de huit fois le plafond annuel de la sécurité sociale (PASS) de cette même année, avec un minimum de 10 % de ce PASS. Pour les versements effectués en 2026, cela représente au maximum 37 680 € et au minimum 4 710 €, sur la base du PASS 2025 de 47 100 €.

Le plafond non utilisé au cours des années précédentes s’ajoute au plafond de l’année, et un couple soumis à imposition commune peut mutualiser ses deux plafonds. Depuis 2026, les versements effectués à partir de 70 ans ne sont plus déductibles.

Exemple illustratif, sans valeur de conseil : une personne dont le taux marginal d’imposition (TMI) est de 30 % verse 4 000 € sur son PER, dans la limite de son plafond disponible. Son impôt de l’année diminue d’environ 1 200 € (4 000 € × 30 %), si la déduction ne fait pas changer son revenu de tranche. Avec un TMI de 11 %, le même versement réduirait l’impôt d’environ 440 €. L’économie d’impôt est donc proportionnelle à votre taux marginal.

Cette économie n’est pas définitive : les sommes déduites à l’entrée sont imposées à la sortie. L’intérêt du PER tient à l’écart entre votre taux d’imposition pendant la vie active et celui de votre retraite. C’est cet écart que notre conseil estime pour vous, à partir de votre avis d’imposition et de votre plafond disponible, hypothèses affichées.

Disponibilité

Une épargne bloquée jusqu’à la retraite, sauf exceptions

Le blocage est la contrepartie de l’avantage fiscal ; la loi prévoit une liste limitative d’exceptions.

Avant la liquidation de vos droits à la retraite (ou l’âge légal de départ), l’épargne ne peut être retirée que dans les cas suivants, prévus par le code monétaire et financier :

  • Décès du conjoint ou du partenaire de Pacs du titulaire
  • Invalidité du titulaire, de ses enfants, de son conjoint ou de son partenaire de Pacs
  • Affection grave, handicap ou accident d’une particulière gravité d’un enfant à charge
  • Surendettement du titulaire
  • Expiration des droits à l’assurance chômage (ou fin de mandat social depuis au moins deux ans, sans contrat de travail)
  • Cessation d’activité non salariée à la suite d’un jugement de liquidation judiciaire
  • Acquisition de la résidence principale
  • Titulaire âgé de moins de 18 ans à la date de la demande

La fiscalité du déblocage dépend du motif. Pour les accidents de la vie, les sommes correspondant aux versements sont exonérées d’impôt sur le revenu, et seuls les gains supportent les prélèvements sociaux. Pour l’acquisition de la résidence principale, le retrait est imposé comme une sortie en capital à la retraite.

Ce blocage pèse dans notre conseil : avant toute souscription, nous vérifions que vous disposez par ailleurs d’une épargne disponible, et il arrive que notre conseil écarte le PER pour cette raison.

À la retraite

Capital, rente ou les deux : la fiscalité de la sortie

La sortie se prépare dès la souscription : elle commande la fiscalité réelle du PER.

La sortie en capital

Vous retirez votre épargne en une fois ou de manière fractionnée. Pour les versements qui ont été déduits à l’entrée, la part correspondant à ces versements est imposée au barème progressif de l’impôt sur le revenu, sans prélèvements sociaux ; la part correspondant aux gains est soumise au prélèvement forfaitaire unique, soit 31,4 % en 2026 (12,8 % d’impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux). Fractionner la sortie permet de lisser l’imposition. Pour les versements non déduits, la part de capital est exonérée d’impôt sur le revenu ; seuls les gains sont soumis au prélèvement forfaitaire.

La sortie en rente viagère

L’assureur convertit l’épargne en un revenu versé jusqu’à votre décès. Pour les versements déduits, la rente est imposée comme une pension de retraite, avec l’abattement de 10 % applicable aux pensions, et supporte les prélèvements sociaux sur une fraction de son montant. Pour les versements non déduits, seule une fraction de la rente est imposable.

Choisir la rente est irréversible et le capital n’est plus transmissible, sauf option de réversion. Choisir le capital laisse la main, mais expose l’épargne restante aux variations des supports. Ce choix se prépare dans notre conseil dès la souscription, et se revoit lors du suivi à mesure que la retraite approche.

Les supports

Gestion pilotée à horizon et unités de compte

Un horizon connu, la retraite : la gestion en tire parti, sans effacer les risques.

Sauf choix contraire de votre part, un PER est géré selon une gestion pilotée à horizon, avec un profil « équilibré horizon retraite » par défaut. Loin de la retraite, une part importante de l’épargne est affectée à des unités de compte, qui donnent accès aux marchés actions, obligataires ou immobiliers ; à mesure que la date approche, l’assureur transfère progressivement l’épargne vers le fonds en euros, sur lequel il s’engage sur le capital net de frais dans les conditions du contrat. Des profils prudent ou dynamique existent, ainsi qu’une gestion libre : le profil retenu est une décision de notre conseil, prise avec vous selon votre horizon et votre tolérance aux variations, jamais par défaut.

Les unités de compte présentent un risque de perte en capital : leur valeur peut varier à la hausse comme à la baisse. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Les produits structurés peuvent aussi être logés dans un PER.

Pour qui

Le PER est-il adapté à votre situation ?

Un outil utile dans certains cas, à écarter dans d’autres.

  • Salariés

    Le PER a d’autant plus d’intérêt que votre taux marginal d’imposition est élevé pendant la vie active et que votre horizon est long.

  • Indépendants et professions libérales

    Les travailleurs non salariés disposent d’un plafond de déduction spécifique, en général plus élevé : le PER prend la place ou complète un ancien contrat Madelin.

  • Dirigeants

    Selon le mode de rémunération et la structure de l’entreprise, le PER s’inscrit dans un arbitrage plus large, salaire, dividendes, protection, que nous menons avec vous et votre expert-comptable. Dirigeants et indépendants

Si vous êtes peu imposable, ou si vous pourriez avoir besoin de cette épargne avant la retraite, l’assurance vie est souvent plus pertinente : c’est ce que notre conseil écrit lorsque c’est le cas.

Contrats existants

Transférer d’anciens contrats retraite vers un PER

La loi Pacte a unifié l’épargne retraite : les anciens produits peuvent rejoindre un PER, sous conditions.

Depuis la loi Pacte, l’épargne constituée sur un PERP, un contrat Madelin, un article 83, un Perco ou un autre PER peut être transférée vers un PER individuel. Le transfert est gratuit lorsque le contrat d’origine est détenu depuis au moins cinq ans ; avant, les frais sont limités à 1 % de l’épargne transférée.

Regrouper n’est pas toujours la bonne décision. Certains anciens contrats comportent un taux de conversion en rente ou des conditions de fonds en euros qu’un PER récent n’offre plus ; d’autres cumulent des frais élevés et des supports limités. Nous relisons chaque contrat existant avec vous ; notre conseil écrit ce qu’il vaut mieux conserver, et nous ne recommandons un transfert que s’il présente un intérêt pour vous.

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Questions fréquentes

Questions fréquentes sur le PER

Réponses à caractère général : votre situation fait l’objet d’une étude, après un premier échange au bureau de Rouen ou en visio.
Les versements sur un PER sont-ils toujours déductibles ?

Les versements volontaires sont déductibles du revenu imposable dans la limite d’un plafond annuel qui dépend de vos revenus professionnels et de votre statut : au maximum 37 680 € et au minimum 4 710 € pour les versements de 2026, majorés des plafonds non utilisés des années précédentes. Vous pouvez aussi renoncer à la déduction à l’entrée, ce qui allège la fiscalité à la sortie.

Peut-on récupérer son épargne avant la retraite ?

En principe non : le PER est conçu pour la retraite et l’épargne y est indisponible jusqu’à cette date. La loi prévoit des cas de déblocage anticipé, notamment l’achat de la résidence principale et certains accidents de la vie, chacun avec une fiscalité propre.

Capital ou rente : que choisir ?

Le choix se fait au moment de la retraite, pas à la souscription. Le capital, en une ou plusieurs fois, laisse la main sur l’épargne ; la rente viagère apporte un revenu régulier jusqu’au décès, sans retour en arrière possible. La fiscalité diffère : nous la mettons à plat avec vous, dans le conseil puis lors du suivi, pour que la décision soit prise en connaissance de cause.

Puis-je transférer un ancien contrat retraite vers un PER ?

Oui, sous conditions. Depuis la loi Pacte, les anciens produits d’épargne retraite et les autres PER peuvent être transférés vers un PER. Le transfert est gratuit après cinq ans de détention ; avant, les frais sont limités à 1 % de l’épargne. Notre conseil étudie au cas par cas les avantages du contrat existant et sa fiscalité avant toute décision, et ne recommande le transfert que s’il présente un intérêt pour vous.

Le PER est-il adapté si je paie peu d’impôt ?

Rarement, si l’objectif est l’économie d’impôt : la déduction n’a d’intérêt qu’à proportion de votre taux marginal d’imposition. Dans ce cas, l’assurance vie, dont l’épargne reste disponible, est souvent plus pertinente, et notre conseil le dit.

Combien coûte votre accompagnement ?

Le premier rendez-vous et la restitution de l’étude sont gratuits, sans engagement : nous ne facturons aucun honoraire. Si un contrat est mis en place, ce sont nos partenaires qui nous rémunèrent, par des commissions dont les montants figurent dans nos documents d’entrée en relation. Vous le savez avant de signer.

Être rappelé

Être rappelé

Dites-nous en deux mots de quoi il s’agit et le créneau qui vous convient. Un des deux associés vous rappelle pour convenir d’un premier échange, sans engagement.

contact@umpatrimoine.fr
Téléphone ou e-mail (au moins l’un des deux)

Vos données sont utilisées uniquement pour répondre à votre demande et conservées 3 ans après notre dernier contact. Politique de confidentialité.

Statut réglementaire

UM Patrimoine est courtier en assurance (ORIAS n° 24008510).

Aucun frais de conseil facturé ; nous sommes rémunérés par des commissions versées par nos partenaires. Assureurs partenaires : Abeille Assurances, Swiss Life. Responsabilité civile professionnelle : MMA IARD Assurances Mutuelles / MMA IARD, par l’intermédiaire de BdJ SAS.

Premier échange

Un premier échange,
sans engagement.

À Rouen, à Paris ou chez vous, partout en France. Nous vous rappelons sous 24 h ouvrées.